Maroc:le boom de la presse en ligne


Présente en force au sein du champ médiatique marocain, la presse en ligne a pu se tracer une large marge d’intérêt et d’attention dans le quotidien des différentes couches sociales de la société marocaine.

En l’espace de quelques années, la presse électronique  a evolué partout dans les grandes et petites villes du royaume.

Une bonne chose si l’on sait que l’information «non officielle», qu’on avait, peut-être l’habitude de lire, à échelle réduite, dans la presse écrite, circulait directement en ligne d’une manière instantanée.

Une réelle révolution sur ce plan, d’autant plus que cette promptitude constitue un véritable outil de dénonciation des formes de dérapage ou de dépassement .

 Ainsi, l’affluence des journaux et sites électroniques au Maroc suscite l’intérêt de tous. C’est une nouvelle expérience que vit la presse marocaine qui se présente comme une conséquence de la généralisation de l’utilisation de l’Internet.

Plusieurs d 'autres facteurs justifient la naissance de sites numériques marocains. Citons particulièrement la crise économique que traverse la presse traditionnelle , la libéralisation du marché de l’Internet et la naissance d’une génération de journalistes en rupture avec les modèles traditionnels de la presse écrite (presse de partis politiques et presse pro-gouvernementale).

Il y'a  lieu aussi de mentionner le bas coût de gestion d’un site internet et l’aspiration à s’exprimer indépendamment de l’autoritarisme des rédactions .

Cependant, ce type de presse paraît encore confronté à de multiples contraintes d’ordre matériel, légal, idéologique et culturel.

Car si elle  permet un grand potentiel informatif et rédhibitoire dans la vie quotidienne, il en résulte, en revanche, que des manies inacceptables font leur apparition au sein de la scène mediatique.

 On assiste a une situation chaotique ou tout individu se paie le luxe de s’approprier un site électronique et de diffuser des insanités comme bon lui semble. On se retrouve alors avec des pseudo-journalistes .

Ces conduites attentatoires à la déontologie et altèrent le paysage médiatique national et incite à et au pourrissement du métier du journalisme qui se veut un levier de pédagogie et de developpement.

Depuis le 15 aout au Maroc, la loi n° 88-13 est désormais opposable aux sites électroniques.  

D’après le nouveau code, les médias en ligne doivent déclarer leur création au tribunal. La déclaration doit être effectuée trente jours avant la date prévue pour le lancement.

Le nouveau code de la presse prévoit que les médias électroniques n’ayant pas décéclaré leur création seront interdits de parution jusqu’à l'accomplissement des formalités. 

Les médias non déclarés devront payer une amende d’environ 2 098 dollars pour chacune de leur publication. Par ailleurs, tout site d’information produisant du contenu audiovisuel est subordonné « à l’obtention d'une autorisation de tournage ». Ce document, valable pour une année est délivré par le centre cinématographique marocain. 

La mise en place d’un code régissant le domaine est également une bonne chose en vue d’y mettre de l’ordre, de la conscience et du civisme.

Il est donc impératif de veiller à l’application de toutes les dispositions de cette nouvelle réglementation.

 Cela dit, malgré le temps accordé aux médias en ligne pour se conformer au nouveau code de la presse, certaines voix s’élèvent pour demander un délai supplémentaire.  

Une proposition de loi accordant une année supplémentaire pour se conformer au nouveau règlement a déjà été proposée par les partis de la majorité parlementaire.

 

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