Raed Fares, journaliste citoyen syrien a été abattu vendredi par des inconnus masqués à Kafranbel dans la province d’Idlib, en même temps que son compagnon Hammoud al-Jneid.

 Fares et al-Jneid, qui travaillaient pour Radio Fresh, ont été pris pour cible au moment de la prière musulmane hebdomadaire, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Fondateur et animateur de la Radio Fresh depuis 2013, Raed Fares, 46 ans, était l’un des derniers activistes média de renom qui continuaient de s’exprimer de l’intérieur de la Syrie.

Dès le début des manifestations contre le pouvoir, en 2011, Raed Fares s’impose, par son charisme, comme leader dans sa petite ville natale.

Convaincu du rôle que doit jouer la société civile, Raed Fares a lancé une radio communautaire, dont les programmes sont entrecoupés par des alertes annonçant les raids aériens du régime.

En l’absence de voix pacifiques et démocratiques, les terroristes ont pu convaincre la jeunesse syrienne vulnérable que la violence et la destruction peuvent ouvrir la voix à la stabilité », écrivait-il ainsi dans un article d’opinion publié par le Washington Post.

« Les groupes de la société civile et les médias indépendants œuvrent sans relâche pour contrer ces messages. L’avenir démocratique de la Syrie dépend de notre succès », ajoutait-il.

 

DCMF/Agences