Violences et arrestation de journalistes à Alger

Violences et arrestation de journalistes à Alger

Plusieurs journalistes ont été interpellés par les forces de police lors de la manifestation contre le 4e mandat du président algérien Bouteflika .
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La police a dispersé samedi à Alger une manifestation contre un 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, candidat à la présidentielle du 17 avril.

Le rassemblement contre ce 4 ème mandat a été réprimé par un important dispositif sécuritaire.

Les organisateurs ont été violemment interpellés. À l’instar de Azouaou Hamou L'Hadj, responsable de l'Association des victimes d'octobre 1988, de Amira Bouraoui ou de Yacine Zaid, militant des droits de l’Homme

Plusieurs dizaines de manifestants, de journalistes et de militants des droits de l’Homme ont été arrêtés devant la faculté centrale d’Alger.

Parmi eux, les journalistes Mehdi Bsikri, Hafnaoui Ghoul, Mustapha Benfodil, Meziane Abane, Allaoua Hadji... Ils ont été conduits vers différents commissariats, certains ont été relâchés.

« Les policiers m’ont embarquée alors que je ne participais pas à la manifestation. J’étais sur les lieux dans le cadre de mon travail. Je suis actuellement au commissariat de Cheraga avec plusieurs autres journalistes, des militants et des manifestants interpellés », témoigne Zineb Benzita, journaliste à Echorouk TV qui, comme plusieurs dizaines d'autres manifestants ont été empêchées par la police de se rassembler.

Manifestation à Paris

Entre 100 et 150 personnes se sont également manifésté samedi à Paris à proximité de l'ambassade d'Algérie contre l'annonce de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika.

Une semaine après l'annonce de la candidature du président Bouteflika aux élections présidentielles d'avril prochain, les “algériens de France" appellent au boycott du scrutin et à la formation d'une constituante.

"En Algérie, nos camarades, nos amis, des syndicalistes, des journalistes, des femmes, des hommes, des jeunes, des moins jeunes, ont occupé la rue, ils ont été réprimés, et là, nous on est en soutien de ce qui se passe en Algérie. Pour soutenir, pour dire oui au boycott de ces élections", a déclaré Horreya Saihi, journaliste algérien à Paris.

Dénonciation

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a dénoncé, ce samedi, les arrestations opérées par les services de police contre certains animateurs politiques et des journalistes lors d’une tentative d’un rassemblement à Alger contre le quatrième mandat.

Dans un communiqué rendu public, le MSP a estimé que ces « pratiques ne s’accommodent pas de la liberté d’opinion et de manifestation ».

Le MSP exprime sa « sympathie » avec les citoyens et les journalistes arrêtés. Il considère que cet incident est « une preuve supplémentaire du blocage mental des dirigeants et leur incapacité à évoluer avec les changements que connait la société ».

Abdelaziz Bouteflika, bientôt 77 ans, au pouvoir depuis 1999, briguera un 4e mandant malgré des problèmes de santé qui alimentent les doutes sur sa capacité à diriger le pays.

 

AFP/Rapport

 

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