Un journaliste de télévision, Ahmed Farah Ilyas, a été tué en Somalie mardi, deux jours après la tentative de meurtre échouée de Mohamed Mohamud Turyare. Il s’agit du seizième professionnel des médias assassiné depuis le début de l’année en Somalie.
Ahmed Farah Ilyas était connu sous le pseudonyme de Saakin et était reporter pour la chaîne somalienne basée à Londres Universal TV. Il a été attaqué mardi soir par des hommes qui n’ont pas été identifiés en rentrant chez lui de son bureau. Il serait mort sur le coup.
La mort de cet homme de 25 ans fait suite à une série d’épisodes tragiques qui ont déjà conduit à la disparition de quinze autre journalistes, dont deux en septembre.
Le Centre de Doha pour la Liberté des Médias (DCMF) condamnent fermement ces attaques et appelle le gouvernement somalien à réagir.
DCMF a de nombreuses fois demandé aux autorités somaliennes de réagir et d’éradiquer la culture de l’impunité : les journalistes sont régulièrement visés par des attaques sans que leurs assaillants ne soient jamais inquiétés par la justice.
DCMF travaille avec des oragnisations en Somalie pour fournir de l’équipement et proposer des formations mais ces mesures ont besoin d’etre soutenues par le gouvernement qui doit prendre partie contre ceux qui s’en prennent aux journalistes.
« Le Centre réitère son appel au gouvernement afin que tout soit fait pour amener les responsables devant la justice et pour assurer qu’ils ne soient plus lâchés dans la nature.
Le nombre de morts de journalistes en Somalie cette année n’a cessé d’augmenter tous les mois, et la culture de l’impunité qui gangrène le pays menace dangereusement le journalisme et la liberté des médias.
Le président Hassan Sheikh Mohamoud a l’opportunité de relever le défi des droits de l’homme et de la liberté des médias. En créant un précédant et un moyen de dissuasion pour ceux qui ciblent les médias, il améliorera les conditions de travail des journalistes à travers le pays ».
Source: NUSOJ, DCMF




