Tunisie : un directeur de journal en grève de la faim

Tunisie : un directeur de journal en grève de la faim

Face aux difficultés financières, le directeur du journal "Al Oula Attounssia", Nebil Jridet, a entamé aujourd'hui une grève de la faim.
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Face aux difficultés financières, le directeur du journal on-line Al Oula Attounssia, Nebil Jridet, entamera à partir d’aujourd’hui mercredi 9 mai 21012 une grève de la faim et cela jusqu’à ce que le gouvernement trouve une solution au problème de la distribution de la publicité publique dont le monopole est toujours détenu par « les anciens journaux de la place et qui ont été au service de l’ancien régime ».

Dans un communiqué de presse publié le 3 mai, le directeur fondateur de l’hebdomadaire tunisien Al Oula, avait menacé d’entamer une grève de  faim.

 Al Oula est le premier journal paraissant après la révolution il affronte de nombreux problèmes de distribution dans les kiosques, en relation avec la situation quasi monopolistique de ceux qui assurent la distribution des journaux en Tunisie.

Pour justifier sa grève de la faim, Nabil Jridet évoque dans son  communiqué l’absence d’un mécanisme juste et équitable dans les commandes aux journaux de la publicité publique depuis la disparition de l’ATCE.

M. Jridet estime que la corruption et les transactions douteuses persistent encore dans plusieurs ministères et entreprises publiques dans l’octroi de la publicité.

Des efforts ont été consentis pour parer à ce problème et des suggestions ont été proposées au niveau de la Commission de lutte contre la corruption et de l’INRIC, mais ces propositions sont restées lettre morte, indique Nabil Jridet qui rappelle l’absence totale de transparence dans l’octroi de cette publicité publique et attire l’attention sur certains journaux de partis, ou proches du régime, qui obtiennent les parts belles de cette publicité.

« Vu que le gouvernement insiste à ignorer ce problème, vu qu’il n’a pas poussé les ministères à adopter des critères transparents pour l’octroi de la publicité publique et vu qu’il n’a pas pris des dispositions pour sauver les médias nouvellement créés », Nabil Jridet a décidé d’entamer, dans les prochains jours, une grève de la faim sauvage, si ces problèmes n’ont pas été résolus, même partiellement.

Il conclut son communiqué en rappelant que plusieurs journaux sérieux ont dû disparaître pour laisser la place aux journaux à sensation, ce qui n’arrange guère l’évolution du secteur médiatique en Tunisie.

 

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