Diaporama: le combat des médias après la chute de Ben Ali.
La révolution tunisienne aura duré environ quatre semaines pendant les mois de décembre 2010 et janvier 2011. Elle aura mené à la chute de l'ancien dictateur Ben Ali, maintenant réfugié en Arabie Saoudite. Si sa fuite est un échec pour ceux qui auraient préféré le punir, la fin de son régime qui aura duré vingt-trois ans est presqu'unanimement reconnue comme une grande victoire pour le pays.
Plus d'un an et demi plus tard, la nouvelle Tunisie est en proie à de nombreuses manifestations contre le nouveau parti au pouvoir, pourtant démocratiquement élu, Ennahda. Ce "mouvement de la résistance" considéré comme islamiste, et longtemps banni de l'arène politique tunisien, est autorisé en mars 2011 et sort vainqueur des élections de l'assemblée constituante le 27 octobre 2011.
La presse tunisienne qui voyait enfin arriver son heure de gloire à la fin de la révolution commence à faire triste mine. Ses relations avec Ennahda sont tendues, surtout après janvier 2012 car c'est alors que sont nommés à la tete des médias publics de nouveaux grands patrons à qui l'on reproche leur lien avec l'ancien président.
Côté législatif, le projet de loi sur la presse inquiète aussi la presse indépendante qui voit pointer de nouveau le spectre de la censure.
Il ne faut pas s'attendre à ce qu'Internet soit épargné. Le vent de la liberté soufflé pendant la révolution, celle qui a révélé les médias sociaux au peuple tunisien, est tombé.
Les médias tunisiens sont-ils en transition ou mènent-ils leur propre révolution? Telle est la question à laquelle nous avons souhaité répondre dans ce dossier spécial.




