Le 05 avril 2012
Tout d'abord, je tiens à exprimer ma gratitude et mes remerciements les plus sinceres aux organisateurs de cet événement qui nous ont permis d'y assister .
Le Centre de Doha pour la Liberté des Médias est un organisme à but non lucratif, œuvrant pour la défense de la liberté de la presse et pour la promotion de sa qualité au Qatar, au Moyen-Orient et dans le Monde entier.
Dans ce contexte, les activités du Centre de Doha pour La Liberté des Médias s’appuient sur l’assistance directe des journalistes, la formation et la réévaluation des professionnels des médias ainsi que la sensibilisation juridique et la protection juridique des journalistes.
Le Centre de Doha pour la Liberté des Médias estime que la sécurité et la protection des journalistes est une revendication préalable et essentielle au bon fonctionnement des médias ainsi, nous avons adopté la sécurité comme l'un des thèmes fondamentaux de toutes nos activités.
Lors de cette rencontre nous avons soulevé la possibilité d’entamer différentes actions régionales sur la nécessité d'un mécanisme arabe contre l'impunité.
Nous avons débattu le rôle que peut jouer la Ligue Arabe et la création d'une Cour arabe des droits de l'homme.
Il est vrai que certains pays arabes ont connu un véritable progrès dans la consolidation du cadre juridique des médias. Toutefois, il est encore tôt pour parler d’un véritable perfectionnement, nous avons un long chemin à parcourir.
Cela dit, la mise en œuvre d’organismes intergouvernementaux et régionaux s’impose comme une issue indispensable sur le long terme.
D’autres dispositions peuvent être prises dans le court terme, présentement même, ou tout au moins dans les mois à venir :
1-Nous pouvons convenir la proclamation d’un accord sur la liberté de la presse, sur l'accès à l'information et la sécurité des professionnels des médias dans le monde arabe.
Il s’agirait d'un court document basé sur les normes internationales et conforme aux déclarations et résolutions des Nations Unies.
2- Cette déclaration pourrait être établie et signée par les associations des journalistes arabes, les syndicats, les médias, les Organisations non gouvernementales, ainsi que les organisations œuvrant pour le respect des droits humains.
3-Les parties prenantes à cette Convention arabe s'unissent dans une plate-forme de suivi des atteintes à la liberté des médias et des cas d'impunité. La plate-forme pourrait organiser des comités d'enquête dans des pays où les droits des journalistes sont outragés. En ce sens, la plate-forme pourrait se constituer en un groupe de pression uni, puissant et efficace que les gouvernements arabes, la Ligue arabe et autres institutions régionales et internationales ne peuvent ignorer.
4- À cette fin, la plate-forme doit concevoir un certain nombre de procédés actifs. Une force de déploiement rapide d'observateurs expérimentés, des experts en matière juridique des médias, qui peuvent être envoyés dans un délai très court pour enquêter, surveiller et intervenir dans certains cas de violations flagrantes des droits des journalistes.
5- La plate-forme peut utiliser des moyens novateurs,je pense par exemple au sujet du «projet de l 'Arizona qui est fondé sur un mécanisme de droits de diffusion.
Il s'agit d'une idée simple qui contribuera non seulement à sensibiliser le public à un sujet important, mais ce projet aura également un effet préventif: ceux qui menaçaient les journalistes, réfléchiront à deux fois la prochaine fois.
Probablement cela vous semble-il un peu utopique. Car, il est parfois difficile de coopérer, seulement, les questions relatives à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes nécessitent que des actions soient prises.
La situation dans notre région est dramatique, les atteintes à la liberté de la presse se sont multipliées de façon inquiétante ces dernières années.
Le Centre de Doha pour la Liberté des Médias a publié dans un rapport spécial une liste de 26 journalistes ayant trouvé la mort en Syrie depuis le début de la révolution.




