Les autorités espagnoles ont confisqué à Tayseer Allouni, journaliste et chef du bureau d’Al Jazira à Madrid, son passeport et lui ont interdit de quitter le territoire espagnole.
Cette décision est intervenue après que Tayseer Allouni ait purgé totalement le 25 février une peine d’emprisonnement qui a duré 7 ans.
Aussi après que la Cour Européenne des Droits de l’Homme ait annulé le 17 janvier, le verdict rendu par un tribunal espagnol contre le journaliste .
A cet effet, le Centre de Doha pour la Liberté des Médias exprime sa profonde préoccupation vis-à-vis cette décision arbitraire et appelle les autorités espagnoles à respecter les traités internationaux relatifs à la liberté de la circulation des personnes, en particulier, le pacte de l’Organisation des Nations Unies relatif aux droits civils et politiques.
Comme plusieurs organisations oeuvrant dans les droits de l'homme et qui avaient vivement denoncé le verdict du tribunal espagnol, le Centre de Doha pour la Liberté des Médias estime que cette décision fait suite à d’autres violations qui ont marqué le procès d’Allouni.
Face à ces agissements, le Centre de Doha exprime sa solidarité avec le journaliste Tayseer Allouni et exige aux autorités espagnoles d’annuler immédiatement cette interdiction et de garantir à Allouni le respect du droit à la libre circulation sans aucune restriction.




