Des journalistes citoyens tués en Syrie

Des journalistes citoyens tués en Syrie

Une militante est morte sous la torture et un journaliste citoyen a été tué alors qu’il participait à des funérailles dans la ville de Mouadamiya.
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Anas Al Ahmad

Fatima Khaled Saad,qui s 'est fait connaitre par son militanisme des médias syrienne est morte sous la torture, rapporte dimanche la Ligue syrienne de défense des droits de l'Homme, soulignant que plus de 1.125 personnes ont subi le même sort depuis le début il y a 19 mois d'une révolte devenue conflit armé en Syrie.

La jeune femme, 22 ans, a succombé après avoir été torturée par les redoutables services de renseignements qui avaient saisi chez elle une caméra et le téléphone portable avec lesquels elle filmait des manifestations hostiles au régime.

Arrêtée fin juin par la Sûreté d'Etat dans la ville côtière de Lattaquié , et ensuite transférée dans plusieurs unités des renseignements, elle avait dû subir une opération chirurgicale au foie après des tortures.

Elle est décédée le 23 octobre, précise la Ligue, qui dénonce un "crime sauvage" qu'elle qualifie de "crime contre l'Humanité", en appelant à la justice internationale.

La Ligue exprime enfin "sa profonde inquiétude face au nombre élevé de victimes qui ont péri sous la torture dans les geôles du régime syrien --plus de 1.125 victimes recensées à ce jour".

Alors que Damas a refusé de fournir un rapport au Comité contre la torture de l'ONU, plusieurs ONG, syriennes et internationales, ont estimé à plusieurs dizaines de milliers le nombre de détenus en Syrie, dénonçant leurs conditions d'incarcération et les tortures.

Human Rights Watch (HRW), qui parle d'un "archipel de la torture", affirme ainsi que les prisonniers sont maintenus "dans des positions de stress douloureuses sur de longues périodes", dénonçant également "le recours à l'électricité", "les brûlures à l'acide des batteries de voitures", "les agressions et humiliations sexuelles", "l'arrachage des ongles" et "les simulacres d'exécutions".

Le porte parole médiatique de la ville de Mouadamiya assassiné

Al Ahmad Anas, porte-parole de la ville de Mouadamiya, (localité à  l’ouest de Damas) été tué lors de sa participation à des funérailles le 23 octobre, suite à  des bombardements menés par les forces du régime syrien.

L’information a été confirmée par la ligue des journalistes syriens.

Al-Ahmad a été membre du Conseil de Commandement de la Révolution à Damas et porte-parole médiatique de la ville de Mouadamiya.

Suite au décès de ce journaliste citoyen, le nombre des journalistes ayant trouvé la mort est en augmentation constante et passe à soixante seize  journalistes tués en Syrie depuis le déclenchement de la révolution.

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