Le site de réseau social et de microblogs qui permet à toutes personnes d’envoyer gratuitement des messages et qui a été sollicité durant le printemps arabe, a décidé jeudi 26 janvier, de restreindre la diffusion des messages dont le contenu pose problème dans certains pays.
Ainsi, la société américaine a annoncé qu’elle se réservait de censurer des tweets et d’effacer tous messages qui dépasserait le cadre de la liberté d’expression.
Les répercussions de cette annonce sont d’une grande importance.
Ainsi, dans certains pays les manifestants et les opprimés ne pourront plus se faire entendre.
Twitter a cité des exemples de restrictions qu’il pourrait accepter, comme le blocage de contenu pro-nazien en Allemagne et en France, car ils contreviennent aux lois locales.
Le site de twitter a indiqué: « certains messages pourront être bloqués dans certains pays mais pas dans d’autres. Nous n’avons pas encore utilisé cette capacité, mais si on nous demande de bloquer un tweet dans un pays spécifique, nous essaierons de contacter l’internaute, et nous indiquerons clairement quand le message a été bloqué ».
Le site précise également que les messages supprimés seront mentionnés sur le site indépendant ChillingEffects.org
Certains internautes se sont demandé si cette annonce était liée à l’investissement de 300 millions de dollars du milliardaire saoudien Al Walid Ben Talal en décembre.
L’organisation Reporters Sans Frontières a vivement déploré cette décision et redoute que le site collabore avec les censeurs.




